Pôles de compétitivité: l’acte II est lancé

Le Premier ministre François Fillon était en visite à Grenoble, mercredi 24 septembre, pour lancer la “version 2.0″ des pôles de compétitivité. Comme l’avait annoncé le président Nicolas Sarkozy, le 26 juin dernier, l’Etat maintiendra son effort financier avec 1,5 milliard d’euros sur trois ans pour les 71 pôles. Un septième appel à projets a été lancé et sera suivi dès le 2 octobre prochain d’un autre appel spécifiquement dédié aux 17 pôles mondiaux ou à vocation mondiale autour de “projets structurants” : hôtels d’entreprises, pépinières, incubateurs et autres plateformes d’innovation destinées à offrir des services mutualisés aux partenaires des pôles (laboratoires, universités et entreprises).

La Caisse des Dépôts est amenée à jouer un rôle de premier plan et signera à cet effet une convention avec l’Etat le 1er octobre. Dans un premier temps, elle participera au financement des études puis investira dans les bâtiments eux-mêmes avec l’objectif d’entrer dans les structures d’exploitation. Elle devrait investir à la même hauteur que l’Etat, à savoir 35 millions d’euros par an. L’Etat, lui, interviendra via le fonds unique interministériel (FUI) dont les crédits sont en diminution (600 millions contre 830 lors de la précédente programmation).

Pour lire la suite de l’article, veuillez cliquer ici.

Source: Localtis.info

EuroBiO 2008

Carrefour européen des biotechnologies, EuroBiO 2008 se tiendra à Paris, au Palais des Congrès (Porte Maillot) du mardi 7 octobre au jeudi 9 octobre inclus.

À la croisée de l’industrie et de la recherche, EuroBiO 2008 va mobiliser et rassembler, au plan international et au plus haut niveau, le monde de la science et de l’industrie pendant trois jours de discussions, réunions et débats.

Placé sous l’égide de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, EuroBiO 2008 s’articule autour des quatre piliers qui ont fait le succès de cette manifestation BIO aux États-Unis :

_ des conférences, avec de grandes plénières thématiques, des débats et près de 120 conférenciers de renommée mondiale ;
_ une convention d’affaires facilitant la rencontre et la mise en réseau entre 500 entreprises ;

_ une exposition regroupant pôles de compétitivité au plan international, les régions pilotes, les entreprises cotées et privées et les cabinets spécialisés ;

_ un forum emploi pour faciliter la mise en relations des leaders du secteur avec les nouveaux talents.

EuroBiO 2008 traitera des biotechnologies dans leurs trois grands domaines d’application que sont la Santé, l’Agro-industrie et l’Environnement.

Source: EuroBio 2008

Les pôles de compétitivité prolongés de trois ans

Ce système d’aides aux entreprises, destiné à lutter contre les délocalisations, sera doté d’un milliard et demi d’euros de subventions.

Nicolas Sarkozy a annoncé, jeudi 26 juin, la reconduction pour trois ans des 71 pôles de compétitivité. Ce système d’aides aux entreprises, destiné à lutter contre les délocalisations, sera doté d’un milliard et demi d’euros de subventions.
Selon le chef de l’Etat, 58 pôles sur les 71 ont “rempli leurs objectifs”, et les 13 autres auront “un an de plus pour faire leurs preuves”. Ces derniers recevront néanmoins un “avertissement”. Ensuite, le gouvernement lancera une nouvelle évaluation pour voir s’ils sont maintenus dans le dispositif.



Pour lire la suite, veuillez cliquer ici.

Source: Challenges.fr

Publié dans Non classé. Mots-clefs : , . Laisser un commentaire »

Les pôles de compétitivité en pleine débâcle?

Un article publié aujourd’hui dans le journal Libération annonce rapidement la couleur:

Les jours de certains pôles de compétitivité sont comptés et c’est une bonne nouvelle.

La semaine dernière, Hubert Falco, secrétaire d’Etat chargé de l’Aménagement du territoire, et Luc Chatel, chargé de l’Industrie et de la Consommation, ont rendu publique la synthèse du rapport d’évaluation sur les pôles de compétitivité. Il s’agit selon eux d’une «évaluation prometteuse» qui «confirme que la dynamique créée par la politique des pôles de compétitivité renforce les positions stratégiques de la France en matière de recherche, de développement et d’innovation». C’est une interprétation très optimiste du rapport d’évaluation fait par deux cabinets de conseil en stratégie (Boston Consulting Group et CM international) qui a le courage, même si c’est en termes diplomatiques, de pointer les faiblesses de certains pôles. Il suffit de regarder une carte des 71 pôles existants pour comprendre que leur présence, étonnamment bien répartie sur toutes les régions et tous les secteurs, suivait davantage une logique politique de saupoudrage des subventions qu’une logique économique. Que certains pôles soient appelés à disparaître est donc une bonne chose même s’il reste à vérifier que le gouvernement pourra résister aux pressions des élus locaux.



Pour lire la suite de l’article, veuillez cliquer ici.

Source: Liberation.fr , La débâcle des pôles de compétitivité, Philippe Martin

Publié dans Non classé. Mots-clefs : , , , . Laisser un commentaire »

Les pôles de compétitivité : la perspective québécoise

Voici le début d’un article récent sur le bien-fondé des pôles de compétitivité et leur application en France et au Québec.

En France comme au Québec, les pôles de compétitivité agissent comme des leviers de croissance économique et assurent à leur région d’établissement une position stratégique sur l’échiquier mondial. Pôle de compétitivité, grappe industrielle, secteur d’excellence, cluster… Tous des synonymes qui désignent la réponse des gouvernements aux nouvelles réalités de l’économie mondiale.

Il s’agit concrètement d’une concentration géographique d’entreprises oeuvrant dans un même domaine et qui sont soutenues par un réseau d’universités et de centres de recherche. Dans la région, on pense au secteur de l’optique-photonique, des technologies de l’information et divertissement interactif ou encore la biopharmaceutique.

L’avantage de tels regroupements est qu’ils accroissent la compétitivité de leurs entreprises en augmentant leur productivité, en stimulant l’innovation et en favorisant l’émergence de nouvelles entreprises.

Les bouleversements provoqués par la mondialisation ont forcé les États à revoir leur stratégie de développement économique et à suivre ce modèle.

Pour lire la suite de l’article, veuillez cliquer ici.

Source: Journal Le Jacques-Cartier – Jean-Pascal Lavoie, 10/03/08

Publié dans Non classé. Mots-clefs : , . Laisser un commentaire »

Dynamiser les pôles: une recette américaine?

La direction générale des entreprises (DGE) a mandaté le cabinet de conseil Alcimed pour enquêter sur les bonnes pratiques mises en place par les grands clusters américains. L’étude devrait ensuite servir comme source d’inspiration pour dynamiser les pôles de compétitivite.

D’ici à l’été, Alcimed devra réaliser une cartographie des sites américains en fonction ainsi qu’un benchmark du fonctionnement de plusieurs clusters “modèles” , axés autour de l’innovation.

Comme l’affirme Arnaud Gabenisch, chargé de mission à Alcimed:

« L’objectif est de donner des outils opérationnels pour les pôles français, afin de les aider à engager des collaborations internationales »

Tout en ajoutant:

« On veut aussi analyser le modèle américain et voir les enseignements que l’on peut en tirer, que soit au niveau des processus d’évaluation, des systèmes de financement… »

Source: L’Usine Nouvelle.com

Publié dans Non classé. Mots-clefs : , , . Laisser un commentaire »

Un audit pour les pôles de compétitivité

Hervé Novelli, secrétaire d’Etat chargé des Entreprises et du Commerce extérieur, a confirmé lundi le lancement d’un audit pour évaluer les 71 pôles de compétitivité qui émaillent le territoire français.
“Ces pôles vont être évalués pour faciliter votre gouvernance”

, a-t-il dit aux membres du conseil d’administration d’Elastopole, un pôle de compétitivité pour la filière caoutchouc.

L’évaluation menée par deux cabinets d’audit doit être rendue au mois de juin 2008.

“Suivant les résultats de cet audit, nous pourrons être amenés à réorganiser ces pôles” a souligné Hervé Novelli, ajoutant que le gouvernement souhaite “contourner l’écueil de l’usine à gaz”.

Sur les trois prochaines années, le gouvernement s’est engagé, selon le secrétaire d’Etat, à investir 1,5 milliard d’euros pour le développement de ces pôles de compétitivité.

Source: Reuters

Les pôles de compétitivité sont-ils le lieu idéal de collaboration entre chercheurs et industriels ?

Ce n’est pas l’avis de Danièle Blondel, professeur émérite de sciences économiques à l’université de Paris Dauphine, et ancienne directrice de l’incubateur technologique Agoranov.

Pour elle, les transferts de savoirs scientifiques répondent à des dynamiques complexes qui échappent à la logique « linéaire » des pôles, et nécessitent des dispositifs intermédiaires à même de transcrire en langage d’entreprise les découvertes des laboratoires : les « Knowledge – Intensive Business Service », ou KIBS.

Ces sociétés de « courtiers en connaissance » pourraient non seulement accélérer les transferts de savoirs mais constituer un formidable débouché pour les doctorants en sciences français.

Pour lire l’entretien de Danièle Blondel mis en ligne par Journal Innovation, veuillez cliquer ici.

Source: Journal Innovation

3e journée des pôles de compétitivité: une cagnotte de 2 milliards non-utilisés dans les contrats de projets

A l’occasion de la troisième journée nationale des pôles de compétitivité organisée le 12 décembre à Paris, Marie-France Barthet, conseillère du DIACT a alerté les pôles sur les financements, encore sous-exploités, disponibles dans les contrats de projets Etat-régions (CPER) 2007-2013.

Elle a ainsi signalé aux représentants des pôles de compétitivité que:

“Près de 2 milliards d’euros sont réservés dans les CPER aux projets de recherche et développement, or à l’heure actuelle, nous n’avons pas encore été sollicités pour des financements et aucune réalisation n’a démarré”.

Au total, les contrats de projets représentent en effet un engagement financier de 2,9 milliards d’euros pour le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (contre 2,8 milliards pour la période 2000-2006) – dont 22% (soit 638,9 millions d’euros) sont réservés à la recherche et à l’innovation.

Au moment de la signature des contrats de projets, seules de grandes enveloppes financières pour la recherche et le développement ont été définies. Il reste aux partenaires, Etat, régions et autres collectivités, à définir les budgets projet par projet, et à déterminer le fonctionnement de chaque projet (propriétaire des locaux, désignation du maître d’ouvrage, etc.).

Pour la conseillère de la Diact, les enveloppes globales négociées doivent permettre de financer tous les projets identifiés dans les CPER.

“Avec 2 milliards d’euros, on peut lancer de nombreux projets !”

A-t-elle ajouté, précisant que ces sommes peuvent aussi être abondées de façon significative par le Fonds européen de développement régional (Feder).

Source: Localtis.info – 13/12/2007 – Emilie Zapalski

Publié dans Non classé. Mots-clefs : , , , . Laisser un commentaire »

Financer les pôles de compétitivité par le privé

La troisième Journée nationale des pôles de compétitivité a réuni le 12 décembre les représentants des 71 pôles labellisés et les experts des différents ministères et agences impliqués dans le dispositif. L’occasion pour le secrétaire d’Etat chargé des entreprises et du commerce extérieur de faire le point sur la première phase des pôles qui touche à sa fin, et de poser les grands chantiers pour 2008.

Côté bilan, Hervé Novelli a rappelé les grands chiffres : 2 milliards d’euros de projets de recherche et développement, 71 pôles labellisés, 9.000 chercheurs à temps plein.

Les quatre premiers appels à projets lancés en décembre 2005, mars et décembre 2006, et mars 2007 ont conduit au dépôt de 734 projets de recherche et développement par 65 pôles.

En 2006 et 2007, 313 projets ont été retenus pour bénéficier d’un financement de près de 429 millions d’euros de l’Etat, auxquels s’ajoutent 233 millions d’euros des collectivités locales. Dans le cadre du cinquième appel à projets qui s’est clos le 30 novembre et dont les résultats seront publiés en février 2008, 205 nouveaux projets ont été déposés.

Hervé Novelli a également fait mention de l’appel à projets “partenariat technologique international” lancé cette année : quatorze projets ont été sélectionnés pour un montant de 2,35 millions d’euros. Ces projets doivent permettre d’aider les PME des pôles à rechercher des financements européens. Au total, sur deux ans, près de 200 accords de partenariats internationaux devraient être signés grâce à ce programme et plus de 2.000 PME seront sensibilisées sur le sujet.

Un bilan plutôt flatteur. Mais, avec la fin de cette première phase, l’heure est aussi à l’évaluation. Le consortium Boston Consulting Group/CM International est chargé du dossier. Il commencera son travail avec quatre pôles pilotes pour une généralisation de l’enquête entre janvier et avril 2008. L’évaluation permettra “d’auditer toutes les procédures des pôles et chacun des pôles eux-mêmes”, a expliqué Hervé Novelli. Les résultats seront présentés au gouvernement en juin 2008.

Au-delà des bilans, la réunion a permis d’identifier les grands chantiers pour 2008, parmi lesquels la question du financement des pôles.

Pour le financement de leur gouvernance, le secrétaire d’Etat compte sur la participation des collectivités territoriales. “L’Etat n’est pas prêt à financer le fonctionnement permanent des pôles, a-t-il signalé, sur ce point, l’ancrage territorial est important.”

D’une manière générale, les pôles vont devoir réorienter l’origine de leur financement. “Au cours de la première phase, l’Etat a financé le démarrage des pôles, mais pour cette seconde phase, il est nécessaire que les pôles trouvent des financements privés car la part publique va diminuer petit-à-petit”, a précisé Luc Rousseau, directeur général des entreprises.

Autres chantiers pour 2008 : le développement à l’international, le regroupement géographique, la formation et la création de plateformes technologiques permettant aux entreprises de bénéficier d’équipements communs.

Source: Localtis.info – 12/12/2007 – Emilie Zapalski

Normalisation et pôles de compétitivité

La Direction générale des entreprises (DGE) et l’Association française de normalisation (AFNOR) viennent de signer une convention pour accompagner les pôles de compétitivité dans leurs défis d’innovation et de recherche.
L’objectif de cet accord cadre est d’inciter les pôles de compétitivité à utiliser la normalisation comme dispositif de veille économique et de promotion des innovations. La normalisation constitue, pour les pôles de compétitivité, un élément clé des stratégies de mises sur le marché.

Outil de diffusion et de veille irremplaçable, elle permet la capitalisation des connaissances interdisciplinaires et facilite donc le processus d’innovation technologique.

La convention signée aujourd’hui mobilise le système français de normalisation pour faire bénéficier les pôles de compétitivité de services dédiés : un point de contact privilégié, une présentation des enjeux de la normalisation et un diagnostic leur permettant d’identifier, sur les projets qu’ils mènent, les travaux déjà existant.

A travers cet accord, AFNOR et la DGE souhaitent faciliter la percée des innovations françaises sur les marchés internationaux.

De plus, la DGE a mis en place un dispositif spécifique pour les entreprises des pôles souhaitant s’impliquer dans les travaux de normalisation. Elle prend en charge jusqu’à 50 % des frais d’un expert mandaté par les entreprises du pôle pour défendre leurs intérêts dans les commissions de normalisation nationales, européennes et internationales.

Pour mémoire, le système français de normalisation est constitué de 25 bureaux sectoriels de normalisation, dont l’action est coordonnée par AFNOR, sous le contrôle du délégué interministériel aux normes.

Source: AFNOR – Communiqué de Presse

PME: dans la dynamique des pôles de compétitivité

La politique des pôles de compétitivité lancée en 2005, conçue dès son origine pour être un accélérateur de croissance, est essentielle pour le développement de l’économie française et de toutes ses entreprises dans le contexte mondial.

Elle favorise un ancrage territorial de la production et de la recherche sur un territoire donné grâce à des collaborations renforcées entre entreprises de toutes tailles, laboratoires publics et organismes de formation de tous niveaux, pour la mise au point de stratégies de développement communes menant à des projets pouvant conduire à la mise sur le marché de produits et services innovants, créateurs de valeur, de croissance et d’emplois.

Le Minefe et le Comité Richelieu, soucieux que les PME françaises participent effectivement de la dynamique des pôles de compétitivité, ont mené en commun une enquête destinée à apprécier leur implication.

L’intérêt des pôles pour les PME

La définition et la notion mêmes de pôles de compétitivité visent en effet une forte intégration des PME. L’un des objectifs de cette politique des pôles est aussi la croissance et l’emploi dans les PME. Les pôles de compétitivité, auxquels elles participent déjà en grand nombre, sont un point d’ancrage qui peut les tirer et les entraîner vers plus d’innovation, de croissance, et vers un meilleur positionnement à l’international, avec pour ambition de faire grandir et grossir les PME françaises et de faire émerger d’avantage d’entreprises moyennes dans ce pays.

Les PME ont beaucoup à retirer des pôles de compétitivité. Pour une PME, participer activement à un pôle, c’est l’opportunité de :

Rompre son isolement en travaillant en réseau ; Faire ses premières armes en R&D (les appuis d’Oseo sont particulièrement adaptés à cela) ; Participer à un travail collaboratif, en lien avec d’autres entreprises et des laboratoires, ouvert vers l’innovation et la R&D pour viser l’excellence, ne pas se doublonner ; Mieux s’intégrer et bénéficier de l’effet d’entraînement sur le tissu industriel local ; Bénéficier de l’effet mutualisation de la mise en commun des politiques internes et externes du pôle (dimensions autres que R&D des pôles) ; Acquérir une reconnaissance locale, voire nationale, se mettre en ordre de bataille pour l’international, …

La participation des PME aux pôles

Les PME sont très présentes dans la dynamique des pôles de compétitivité . Les plus de 5 000 PME que dénombrent aujourd’hui les pôles de compétitivité représentent environ 77 % des entreprises qui en sont membres.

Certains pôles sont quasi exclusivement constitués de PME. C’est le cas par exemple de CAP DIGITAL en Ile de France (227 PME), CANCER BIO SANTE à Toulouse (68 PME), IMAGINOVE à Lyon (123 PME sur 126 entreprises membres), COSMETIC VALLEY (100 PME sur 117), MICROTECHNIQUES en Franche-Comté (399 PME sur 406), ARVE INDUSTRIE (128 PME sur 138), FILIERE HALIEUTIQUE de Boulogne-sur-Mer (274 PME sur 302), et de nombre des autres pôles agroalimentaires (INNOVIANDES, FILIERE EQUINE, VALORIAL),… Beaucoup d’autres pôles comptent une forte population de PME, comme par exemple les PME équipementiers de premier ou second rang des pôles aéronautiques, automobiles, EMC2, etc.)

Sur la base de l’enquête menée par le Comité Richelieu, le Minefe et Oseo ciblée sur les 17 pôles mondiaux ou à vocation mondiale signataires du Pacte PME, qui apporte un éclairage complémentaire en actualisant les résultats de celle réalisée début 2006, il ressort que près de 1 400 PME françaises sont membres des pôles mondiaux ou à vocation mondiale (donnée en hausse par rapport à 2006).

En moyenne, ces PME représentent 75 % des entreprises membres des 17 pôles (donnée stable), détiennent 25 % de l’ensemble des voix (y compris celles des membres hors entreprises) des Comités de labellisation (donnée stable), participent à une très large part de projets labellisés et sont chefs de file pour de près de 30 % d’entre eux (donnée en baisse)

S’agissant du fonctionnement des pôles, perçu par les PME qui en sont membres : 50 % des PME membres des pôles mondiaux ou à vocation mondiale déclarent connaître la feuille de route stratégique de leur pôle ; 72 % déclarent ne pas avoir été consultées par la gouvernance du pôle pour son élaboration ou son actualisation ; 54 % des PME estiment que le processus de labellisation des projets par leur pôle leur est suffisamment connu ; 56 % déclarent être informées en retour des avis motivés émis par le pôle sur leur projet ; 58 % estiment que les actions d’animation menées par leur pôle ne s’adressent pas suffisamment aux PME ; 73 % pensent que les PME ne sont pas suffisamment valorisées.

Ces résultats montrent que les PME se sentent correctement informées mais encore insuffisamment associées.

Les PME dans les projets des pôles

Seuls 5 pôles ont été en mesure de fournir la part des PME dans les financements attribués aux projets. En cela les autres pôles ne respectent l’engagement pas qu’ils ont pris en signant le Pacte PME. La plupart d’entre eux ont toutefois précisé qu’ils étaient en train de se mettre à niveau pour être capables de fournir ces données dans un avenir proche.

Concernant les projets appuyés par le Fonds unique interministériel et Oseo (423 projets au total aidés à hauteur de 113 millions d’euros), et sans même prendre en compte les collectivités locales qui focalisent souvent leurs aides sur les PME de leur ressort géographique, les aides à l’innovation et à la recherche et développement dont ont bénéficié en 2006 les entreprises de moins de 2000 personnes (pouvant inclure des filiales de grandes entreprises) représentent près de 60 % des aides à l’ensemble des entreprises.

En 2006, l’ANR a en outre appuyé 177 petites entreprises partenaires de 242 projets rattachés à un pôle, pour un montant total de 22,3 M €.

Rappelons que les taux d’intervention du Fonds unique interministériel et d’Oseo-innovation tiennent compte de la taille des entreprises et de leur localisation. Le taux des subventions du fonds interministériel octroyées aux PME (au sens de leur définition communautaire) des zones de recherche et développement des pôles est de 45 % contre 30 % pour les autres entreprises. En sus de ses aides usuelles à l’innovation, Oseo accorde également une subvention de 15 % aux projets des PME zonées.

Conclusion

Ces chiffres indiquent bien que la dynamique de l’intégration des PME dans les pôles de compétitivité semble indéniablement enclenchée, même s’il reste probablement des attentes encore fortes.

Le Gouvernement portera une attention toute particulière à ce point dans le cadre des évolutions qui seront apportées suite à l’évaluation de la politique des pôles de compétitivité qui sera conduite en 2008. De son côté, le Comité Richelieu fera part au gouvernement avant la fin de l’année des attentes des PME innovantes en matière de soutien à la R&D et à l’innovation, ce qui englobera en particulier le dispositif des pôles de compétitivité.

Source: MINEFI

Evaluation des pôles de compétitivité: mise en place du dispositif

D’ici à l’été 2008, les dispositifs national et local d’accompagnement des 71 pôles labellisés seront évalués, comme l’avait annoncé le président de la République le 23 juin 2007. Chacun des pôles sera aussi analysé pour apprécier, notamment, l’avancement de chaque projet et la qualité des relations nouées entre les acteurs.

Evaluation et analyse seront menées par le cabinet Boston Consulting Group, associé à CM International. Cette société a été choisie, le 15 novembre, par Jean-Louis Borloo, Christine Lagarde, et Hervé Novelli, sur proposition du Comité de pilotage mis en place pour le suivi de l’évaluation des pôles de compétitivité.

Ce dernier rassemble les différents départements ministériels, l’association des régions de France (ARF) et plusieurs personnalités qualifiées.

Le CIACT du 5 juillet 2007 a précisé que cette évaluation comporterait deux volets : une analyse de l’efficacité d’ensemble du dispositif de soutien public aux pôles de compétitivité et un examen de la situation et des perspectives de chaque pôle.

Les résultats finaux seront présentés au Gouvernement en juin 2008.

Source: Portail du Gouvernement

3eme Forum des Pôles de Compétitivité : 5 000 PME impliquées

La dynamique de projet collaboratif amorcée par les pôles de compétitivité souligne, une fois encore, l’insuffisance de fonds propres des PME et du capital-risque français.

Les états-majors des pôles de compétitivité ont tous à coeur d’illustrer le rapprochement tripartite entre les grands comptes, les PME et le monde de la recherche, par la percée de dizaines de projets R&D labellisés.

Le forum qui s’est tenu le 9 novembre à Sophia Antipolis a permis à la direction générale des entreprises (DGE) de souligner, au delà des deux milliards d’euros déjà mobilisés incluant fonds privés et publics (423 projets soutenus par le Fonds unique interministériel et Oseo, 242 projets sélectionnés par l’Agence nationale de la recherche), l’importance à accorder à l’accompagnement des PME dans cette dynamique de collaboration. A commencer par les aspects juridiques (propriété intellectuelle, accords de confidentialité et de consortium) et fiscaux qui, dès l’émergence d’une idée de projet, doivent être pris en compte. « Pensez au Crédit Impôt-Recherche », assénait Fabrice Leroy, responsable de la mission Pôles de compétitivité au Minefe. La loi de finances 2008 prévoit en effet pour les PME une remise d’impôt de 30% jusqu’à 100 ME investis en R&D (de 50% la première année).

Plan d’action spécial PME, confrontation PME et grands comptes, projets flash à réaliser dans l’année, prospecteurs allant sur le terrain repérer les projets potentiels, mobilisation des instances professionnelles (réseaux existants de PME) : les efforts déployés par les instances dirigeant les pôles pour intensifier les contacts (et plus si affinités) entre PME et grands services de R&D sont bien réels. Pour autant, dans l’afflux de projets qui a motivé plus de 5 000 PME à rejoindre les pôles les concernant, les failles de l’organisation du tissu économique national et régional n’en sont que plus apparentes.

Ont été évoqués lors du 3ème forum des pôles organisé par la Fondation Sophia Antipolis : d’une part, l’insuffisance du positionnement à l’international de ces initiatives de collaboration R&D, qui induit, notamment, que moins d’un dossier sur sept soumis à un guichet européen (dont le programme-cadre, PCRD) décroche une subvention ; d’autre part, l’éternel constat de sous-capitalisation des PME. Certains bons projets n’ont pu être retenus lors des appels du fonds interministériel, du fait qu’ils impliquaient une mise de fonds disproportionnée par rapport aux fonds propres des PME concernées. La prise de relais – par un capital-risque dûment intéressé par cette émergence de projets – est encore loin d’être assurée.

Source: Le Monde Informatique – 12/11/2007

Publié dans Non classé. Mots-clefs : , , . Laisser un commentaire »

Les pôles de compétitivité: un outil de coopération européenne

Les Echos.fr ont publié depuis peu un article sur le rôle que peuvent jouer les pôles de compétitivité dans le renforcement des liens économiques entre Etats membres de l’Union européenne. L’article se concentre sur la volonté affichée de Paris de renforcer ses liens avec la capitale tchèque.

Pour lire l’article, veuillez cliquer ici.

Source: Paris veut utiliser les pôles de compétitivité pour renforcer ses liens avec Prague, Les Echos.fr, 09/10/07