Pôles de compétitivité: l’acte II est lancé

Le Premier ministre François Fillon était en visite à Grenoble, mercredi 24 septembre, pour lancer la “version 2.0″ des pôles de compétitivité. Comme l’avait annoncé le président Nicolas Sarkozy, le 26 juin dernier, l’Etat maintiendra son effort financier avec 1,5 milliard d’euros sur trois ans pour les 71 pôles. Un septième appel à projets a été lancé et sera suivi dès le 2 octobre prochain d’un autre appel spécifiquement dédié aux 17 pôles mondiaux ou à vocation mondiale autour de “projets structurants” : hôtels d’entreprises, pépinières, incubateurs et autres plateformes d’innovation destinées à offrir des services mutualisés aux partenaires des pôles (laboratoires, universités et entreprises).

La Caisse des Dépôts est amenée à jouer un rôle de premier plan et signera à cet effet une convention avec l’Etat le 1er octobre. Dans un premier temps, elle participera au financement des études puis investira dans les bâtiments eux-mêmes avec l’objectif d’entrer dans les structures d’exploitation. Elle devrait investir à la même hauteur que l’Etat, à savoir 35 millions d’euros par an. L’Etat, lui, interviendra via le fonds unique interministériel (FUI) dont les crédits sont en diminution (600 millions contre 830 lors de la précédente programmation).

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Source: Localtis.info

Glossaire

C

Centre d’excellence :

Regroupement géographique d’entreprises et d’organismes (recherche, enseignement, services) regroupant des compétences métiers (savoir-faire et technologies) dont l’excellence est reconnue au plan international.

Cluster :

(définition régionale)

On utilise le terme de cluster pour désigner un lieu (géographique) présentant une concentration au dessus de la moyenne de sociétés industrielles et d’organismes de recherche et d’enseignement supérieur, opérant dans un domaine particulier à un niveau de classe internationale ou visant à le devenir rapidement ; chaque domaine étant renforcé par la présence d’un capital risque et l’appui de l’état et des collectivités territoriales. L’ensemble de ces acteurs partageant une vision commune de sa dynamique de croissance et de sa stratégie d’innovation (communauté d’intérêt).

(définition de Michael Porter, 1998)

Geographic concentrations of interconnected companies, specialized suppliers, service providers, firms in related industries, and associated institutions (for example, universities, standards agencies, and trade associations) in particular fields that complete but also cooperate.

D

Districts industriels :


Regroupements géographiques d’entreprises dans un même secteur d’activité marqués par leur capacité d’adaptation aux évolutions des marchés et leur faible taux de chômage. Ce modèle italien à l’origine a plusieurs spécificités, notamment son ancrage historique et la forte collaboration entre entrepreneurs qui puisent dans un tissu de relations informelles.

F

Filière :


On retiendra plutôt la notion de filière industrielle plutôt que technologique. Regroupement de compétences d’activités complémentaires capables de s’organiser en une chaîne de valeurs regroupant l’ensemble des compétences permettant de satisfaire les besoins d’un marché.

I

Incubateur :


Les incubateurs sont nés de la loi sur l’innovation de 1999. Ils ont pour mission de favoriser l’émergence et la concrétisation de projets d’entreprises innovantes valorisant les compétences et les résultats des laboratoires des établissements d’enseignement supérieur et des organismes de recherche publics.

P

Parc scientifique :


Nés dans les pays anglo-saxons, aménagés à l’initiative des universités et à proximité des campus, leur développement est lié aux firmes possédant un département de “recherche et développement” en croissance ou déjà renommé, associé avec les laboratoires universitaires et avec d’autres unités subordonnées. Cet ensemble se compose de bureaux, de laboratoires et d’ateliers (Exemple classique de Cambridge Research Park en Grande-Bretagne). Les technopôles français s’inspirent souvent de ce modèle.

Pôle de compétitivité :
(Définition donnée par le Gouvernement Français)

“Un pôle de compétitivité se définit comme la combinaison, sur un espace géographique donné, d’entreprises, de centres de formation et d’unités de recherches publiques ou privées, engagés dans une démarche partenariale destinée à dégager des synergies autour de projets communs, au caractère innovant. Ce partenariat s’organisera autour d’un marché et d’un domaine technologique et scientifique qui lui est attaché et devra rechercher la masse critique pour atteindre une compétitivité mais aussi une visibilité internationale(Circulaire 25 novembre relative à la mise en œuvre de la politique des pôles de compétitivité)

S

Systèmes productifs locaux (SPL) :


La notion de SPL recouvre : Une organisation productive particulière localisée sur un territoire correspondant généralement à un bassin d’emplois. Cette organisation fonctionne comme un réseau d’interdépendances constituées d’unités productives ayant des activités similaires ou complémentaires qui se divisent le travail (entreprises de production ou de services, centres de recherche, organismes de formation, centres de transfert et de veille technologique,etc…).

T

Technopôle :


Support de la politique de développement d’un territoire à partir de l’innovation, la technopole favorise la fertilisation croisée. Création d’activités innovantes, animation et mise en réseau des compétences, promotion du territoire : telles sont les différentes composantes de la dynamique technopolitaine. Le label technopole est décerné par France Technopoles Entreprises Innovation, relais national de l’IASP (International Association of Science Parks).

Paris, capitale des biotechnologies

L’essor au niveau mondial des biotechnologies, constitue en soi un véritable défi mais aussi une chance pour Paris. Dans le domaine des biotechnologies, la capitale bénéficie d’atouts locaux essentiels comme la concentration de laboratoires de recherche de renommée mondiale (INSERN, CNRS). La ville accueille ainsi plus de 6000 laboratoires où travaillent 25 000 chercheurs, notamment au sein de l’AP-HP (l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris), premier groupe hospitalier européen. Paris est également située au cœur de la région Ile-de-France, qui représente près de la moitié du potentiel français de la recherche scientifique publique et privée.
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Un pôle de compétitivité pour faire de Paris, la capitale des biotechnologies

Dans ce contexte, le pôle de compétitivité mondial, Medicen Paris Région, s’inscrit pleinement dans la politique de la capitale qui vise à devenir le plus important centre d’Europe en matières de biotechnologies et de recherche médicale. Labellisé en juillet 2005, le pôle ambitionne ainsi de devenir d’ici à 2010 le premier cluster industriel européen pour l’innovation thérapeutique et les technologies médicales de pointe.

Medicen fédère des entreprises (50 PME + 13 grands groupes comme GlaxoSmithKline), des organismes de recherche (Institut Pasteur, entre autres) et des centres de formation (Polytechnique, Ecole Centale) franciliens autour de projets de R&D portant sur 6 thématiques de recherche : les maladies du système nerveux central, les cancers, les maladies infectieuses, la médecine moléculaire et cellulaire, l’imagerie biomédicale et les sciences et techniques du médicament.

Egalement doté d’importantes compétences en mathématiques et en modélisation, le pôle œuvre aussi pour créer des passerelles entre les deux disciplines (médicine et modélisation) et bénéficier des synergies potentielles.

Objectif affiché du pôle : doubler d’ici à 2010 les effectifs des entreprises de biotechnologies d’Ile de France (qui représentent aujourd’hui 3600 emplois).

Contrairement à ses rivaux européens (comme le cluster composé du triangle Londres-Oxford-Cambridge), Medicen Paris Région compte principalement des PME. La faible présence dans le pôle des grandes industries n’est-il pas un handicap en termes de visibilité internationale ? Non, estime Jean-Claude Muller, président du pôle :

“c’est à travers les projets des PME que l’on pourra faire la différence, car nous sommes convaincus que ce sont elles qui font l’innovation, et que c’est là que se situe le gisement d’emplois. Les PME ne seront donc pas les parents pauvres du pôle”.

Entre 2005 et 2006, 13 projets de R&D impliquant 32 PME (ainsi que de nombreux laboratoires et centres de formation) ont effectivement reçu un financement public – attribué par le Fonds de Compétitivité des Entreprises (FCE), et par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) – représentant 43 % du coût total des projets, évalué à 71,6 millions d’euros.

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Incubateurs et pépinières : moteurs d’innovation
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Conformément à sa politique de promotion de l’innovation et de la recherche, la capitale fait en sorte de faciliter la création et l’implantation d’entreprises innovantes. Son action se concrétise ainsi d’une part, par le cofinancement de structures destinées à accompagner les porteurs de projets ou les jeunes entreprises, notamment à travers les incubateurs Paris Biotech, Agoranov et Paris Innovation, et les pépinières (une dédiée au sein de l’hôpital Cochin-Port Royal et une autre, Paris Biopark, animée par l’agence régionale Paris Développement ; et d’autre part, par l’offre immobilière de type Hôtels Industriels, adaptée aux entreprises innovantes (pharmacie, médecine, biotechnologies).

Pour consulter la carte interactive Econovista représentant les entreprises de biotechnologies ainsi que les incubateurs & pépinières, cliquez ici.

Sources: Medicen, Paris Developpement, Paris.fr