L’environnement au coeur des politiques de compétitivité en Europe

Comment associer la compétitivité au développement durable dans les territoires ? Une étude de la Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (Diact) visite six Etats européens (Allemagne, Italie, Suède, Royaume-Uni, Pologne et Hongrie) et leur façon d’envisager l’innovation dans le développement durable. Aujourd’hui, on constate un essor sans précédent des politiques d’innovation, avec une forte volonté de développer des clusters, technopôles, pôles de compétitivité et autres plateformes d’innovation (“innovation hubs”) dans la plupart des pays de l’Union européenne.

Parallèlement, dans le domaine du développement durable, la prise de conscience, puis la mise en place de stratégies politiques au plan national et européen font de ce sujet une priorité des gouvernements.

L’étude croise ainsi politiques environnementales et stratégies d’innovation en dégageant des grandes lignes : certains pays ont privilégié une approche “par le bas”, en organisant des structures autour de synergies de recherche et d’industries qui existaient déjà. C’est le cas de l’Allemagne et de la Pologne. D’autres pays ont préféré un modèle plus centralisé, dans lequel l’Etat ou les régions décident des pôles à créer et des domaines d’activités à couvrir, comme l’Italie, avec ses districts industriels. Ailleurs, comme en Suède, les deux approches ont été combinées. Enfin, il y a ceux qui ont privilégié la concentration des efforts au niveau d’agences régionales de développement fortement dotées. C’est notamment le cas du Royaume-Uni. Quelques pays, qui connaissent une croissance économique soutenue, ont plus approfondi les politiques d’innovation, comme la Pologne ou la Hongrie. D’autres sont déjà très avancés dans le domaine du développement durable, comme l’Allemagne et la Suède, particulièrement en ce qui concerne les énergies renouvelables.

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Source: Localtis.info

Conférence sur les pôles de compétitivité européens à Sophia Antipolis

Dans le cadre de la présidence française du Conseil de l’Union Européenne, la Fondation Sophia Antipolis organise les 13 et 14 novembre 2008 une conférence sur les pôles de compétitivité ou clusters en Europe, en coordination avec la direction générale des Entreprises (DGE) et la délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (DIACT).

Cette manifestation s’organise autour d’une conférence publique, le 13 novembre, au cours de laquelle seront évoqués les sujets principaux de la communication sur la politique européenne des pôles de la Commission européenne : coopération « inter-clusters », gouvernance, pôles et politique d’innovation, ressources humaines.

Le 14 novembre sera réservé à une conférence ministérielle réunissant les ministres en charge des politiques des pôles de compétitivité ou « clusters » en Europe, dans le but de préparer le prochain conseil compétitivité qui se tiendra en décembre.
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Problématiques de gouvernance

Trois ans après leur lancement, les pôles de compétitivité qui réussissent le mieux sont ceux qui ont su se doter d’outils de gouvernance efficaces. Tour d’horizon en attendant les résultats de l’audit en cours.

Depuis le 12 juillet 2005, date de la première vague de labellisations, les pôles de compétitivité semblent se développer à grands pas. Déjà 734 dossiers de recherche et développement ont été déposés par les 71 pôles à l’occasion des quatre premiers appels à projets. 313 d’entre eux sont sur les rails après avoir reçu en 2006 et 2007 près de 429 millions d’euros de l’Etat, auxquels s’ajoutent 233 millions d’euros de la part des collectivités locales. Alors que les résultats d’un cinquième appel à projets sont imminents, le gouvernement maintient le rythme. Le 18 février, un sixième appel à projets a été lancé. Les résultats seront annoncés avant la fin du mois de juillet 2008. Parallèlement, un audit est en cours, qui doit permettre d’évaluer chaque pôle et d’apprécier l’efficacité des mesures mises en place par l’Etat pour favoriser leur développement. Une phase d’analyse et de réflexion qui correspond à une “pause” dans le processus de labellisation, décidée en novembre 2007 par le gouvernement, et qui doit permettre de confirmer voire de corriger le tir.

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Source:
localtis.info – Emilie Zapalsky, 03/03/08

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3e journée des pôles de compétitivité: une cagnotte de 2 milliards non-utilisés dans les contrats de projets

A l’occasion de la troisième journée nationale des pôles de compétitivité organisée le 12 décembre à Paris, Marie-France Barthet, conseillère du DIACT a alerté les pôles sur les financements, encore sous-exploités, disponibles dans les contrats de projets Etat-régions (CPER) 2007-2013.

Elle a ainsi signalé aux représentants des pôles de compétitivité que:

“Près de 2 milliards d’euros sont réservés dans les CPER aux projets de recherche et développement, or à l’heure actuelle, nous n’avons pas encore été sollicités pour des financements et aucune réalisation n’a démarré”.

Au total, les contrats de projets représentent en effet un engagement financier de 2,9 milliards d’euros pour le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (contre 2,8 milliards pour la période 2000-2006) – dont 22% (soit 638,9 millions d’euros) sont réservés à la recherche et à l’innovation.

Au moment de la signature des contrats de projets, seules de grandes enveloppes financières pour la recherche et le développement ont été définies. Il reste aux partenaires, Etat, régions et autres collectivités, à définir les budgets projet par projet, et à déterminer le fonctionnement de chaque projet (propriétaire des locaux, désignation du maître d’ouvrage, etc.).

Pour la conseillère de la Diact, les enveloppes globales négociées doivent permettre de financer tous les projets identifiés dans les CPER.

“Avec 2 milliards d’euros, on peut lancer de nombreux projets !”

A-t-elle ajouté, précisant que ces sommes peuvent aussi être abondées de façon significative par le Fonds européen de développement régional (Feder).

Source: Localtis.info – 13/12/2007 – Emilie Zapalski

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